Macron : la ficelle n’est pas trop grosse ?

En une semaine, le jeune champion Macron est donc passé du statut d’outsider à celui de premier présidentiable. Merci au Pénélope Gate et à la victoire de Benoit Hamon qui laisse toute sa place au chouchou des médias pour s’exprimer.

L'étoile Filante Macron

Mais, c’est bien là que le bât blesse, le jeune champion ne s’exprime pourtant que très peu concrètement. Il n’a toujours rien dévoilé de son programme et se contente de ses meetings qui, certes réunissent des milliers de personnes oui, mais surtout une foule toute entière acquise à sa cause sans contradicteur. Son positionnement ni droite ni gauche et son visage d’ange suffisent à lui permettre d’envisager sérieusement l’investiture présidentielle.

Ce phénomène nous interpelle au plus haut point et souligne à nos yeux l’état de délabrement de notre V° république. Qu’un petit nouveau puisse sortir du lot, nous trouvons cela plutôt bien mais qu’il puisse le faire sans énoncer une idée pose un réel problème. Macron aujourd’hui c’est faire du neuf avec  du vieux, changer un truc (le pantin) pour que rien ne change. Alors bien sûr, il va nous sortir un programme, paraitrait que des centaines d’experts y travaillent d’arrache-pied. Mais à votre avis, quel est la consigne fournie à ces experts pour la rédaction de ces propositions : faire un programme pour réformer la France et la préparer au changement (toujours à faire maintenant…) OU faire un programme pour gagner des élections ?

De notre côté, la réponse est claire, M. Macron veut désormais gagner en 2017, donc bienvenue aux mesurettes et promesses à tout va à la sauce Hamon avec une légère touche de capitalisme de connivence en plus et de communautarisme en moins. Nous aurions préféré qu’il se positionne pour 2022 et avance une vision globale du développement de la France. Nous sommes quasiment certains que cela ne sera pas le cas mais attendons avec impatience son programme pour en avoir le cœur net.

Une des principales inconnues dans ce scrutin est donc désormais dans les mains de l’état islamique et ses kamikazes. Un « petit attentat » au bon moment pourrait transformer cette élection présidentielle aux relents méphitiques en cauchemar pour 45 millions d’individus (le peuple français moins la base du FN).
Cet éventuel cauchemar que nous redoutons, toute la classe politique française y aura travaillé d’arrache-pied, Hollande en tête avec sa déchéance de nationalité bien appuyée par les déclarations à l’emporte pièces des ténors de la droite dure ou de la gauche communautaire. Bien sûr, les médias auront, eux aussi, contribué à cette catastrophe, le caractère suiviste des principaux titres français fait peur à voir.

C’est le moment de rester vigilants, d’apprendre à réfléchir par soi-même et de se serrer les coudes. Nous vivons une époque « formidable » où le changement est la norme. Rien n’est encore écrit pour l’après. La fenêtre est petite mais avec un peu de réussite, on peut en sortir par le haut.

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